Son histoire
 
L’histoire de Chémery se confond avec celle de Saint-Aignan. Il est certain que le château appartenait à Jean de Chalon, comte de Tonneue, seigneur de Saint-Aignan, et qu’il devint la résidence privilégiée de René de Beauvillier, second fils de Méry de Beauvillier (mort en 1511), et de Louise de Husson (morte en 1521). Né vers 1498, René de Beauvillier se destinait à l’état ecclésiastique, lorsque la mort de son frère ainé, en 1539, le fit héritier du comté de Saint-Aignan. Il épousa Anne de Clermont, dame d’honneur de la reine, devint gentilhomme ordinaire de la chambre, panetier du roi de 1540 à 1545, et mourut le 8 août 1557 après de longues années de maladie, au château de Chémery. Son fils Claude, gouverneur du Berry et d’Anjou retourna définitivement à Saint-Aignan.

Il est noté dans le Dictionnaire universel géographique, historique et critique de Th. Corneille et Davity, publié à Paris en 1708, que la paroisse de Chémery appartient à la « Basse » Sologne.
« A Châtillon-sur-Cher, écrit Bernard EDEINE, on dit « je vais en Berry » quand on traverse le Cher, et « je vais en Sologne » quand on va à Chémery ». Ethnologiquement, le Cher fait frontière et les habitants du plateau de la rive droite s’estimaient Solognots, il y a 50 ans, ce qui ne va pas toujours de soi aujourd’hui pour le touriste.

André Prud’homme nous apporte quelques informations.
Il ressort d’une fiche de Daniel Polluche datant de 1744 « qu’une partie de la paroisse est en terres labourables. Il y a environ 80 arpents * de vigne (soit un peu moins de 50 hectares). Le tiers de la paroisse est en bois bruyères et landes. C’est un bourg qui contient 32 maisons, formé par deux voies qui se croisent, accompagné d’un vieux château qui a titre de baronnie.
Il n’y a point de hameau. Les métairies sont : la Morinière, Saint-Martin, les Vallées, la Pilladière, la Ragotterie, la Guérinière, les Landes, l’Augibaudière, le Grenouillet, la Brette.
Par ailleurs, la population en 1790 atteint 603 habitants. »

* Arpent : 1 arpent = 220 pieds de roi = 10 perches d’arpent = 71,465 m
               1 are = 100 m²
               1 hectare = 100 ares = 10.000 m²

L’arrière grand-père du fameux Joseph Paul-Boncour, (conseiller général de Saint-Aignan, sénateur de Loir et Cher, après avoir été député de la Seine puis du Tarn, plusieurs fois ministre et surtout président du conseil des ministres français en 1932), notaire à Chémery, en fut le maire sous le premier Empire et la Restauration. Il intervint au nom du district de Saint-Aignan en 1793 pour sauver la vie de la duchesse de Saint-Aignan.
Cinq grands feuillets d’une vaste enquête agricole menée vers 1803 brossent un intéressant état des lieux de Chémery au tout début du XIXe siècle. Sur les 725 habitants, 20 hommes « savent lire et écrire, sans y joindre d’autres connaissances », mais 4 sont « au-dessus de ces premiers éléments ». Il est noté que les gages des domestiques mâles sont le double de ceux des domestiques femelles (sic) !
La vigne s’étend désormais sur 157 arpents, la prairie naturelle sur 200, les diverses céréales sur 1290, les bois-taillis sur 399, les étangs toujours en eau sur 380, les marais sur 405. On a même compté « le nombre des arbres épars dans les campagnes ou sur les routes », soit 4800.
Et 886 arpents sont en jachère. Il y a 64 bœufs pour traîner 32 charrues, tandis que 80 chevaux servent à l’agriculture. Enfin, les terres classées de première qualité, « fortes pierreuses » représentent 885 arpents. Les terres argileuses et sablonneuses font 764 arpents. Celles sablonneuses sur argile : 1648 arpents et les terres caillouteuses et sablonneuses : 1648. Sachant que l’arpent vaut 60 ares 80 centiares, vous pouvez faire le calcul.
Au bourg, on enregistre deux forgerons, deux charrons, deux sabotiers, trois charpentiers et cinq cabaretiers.
Nous ignorons si cet inventaire est bien complet.

Mais en 1930, l’artisanat local reste fort d’un bourrelier, de deux charrons, de deux forgerons, de trois serruriers-mécaniciens, de trois tonneliers, de deux cordonniers, d’une tuilerie.
Avant 1914, une activité « carrière » occupait une quarantaine de personnes. Entre les deux guerres et jusqu’en 1935, un tramway électrique reliait Blois à Selles et faisait étape à Chémery.

En 1992, tous les métiers travaillant d’abord pour l’agriculture ont bien sûr disparu. En revanche, les artisans liés au secteur du bâtiment sont dignement représentés avec deux maçons, un menuisier, un électricien-plombier, un peintre, trois charpentiers, dont les établissements Bonnet qui emploient vingt-cinq ouvriers. Cette dernière entreprise agréée par les monuments historiques jouit d’une grande renommée dans toute la Sologne où elle intervient dans les plus luxueuses propriétés. Signalons encore une scierie-caisserie, un mécanicien automobile et deux expéditeurs de fruits et légumes, etc.

Au village même, une boucherie-charcuterie, un coiffeur «dame - homme », un café-brasserie, un café hôtel restaurant : le fameux « Pied de Mouton », une boulangerie épicerie journaux et deux épiceries avec dépôt de pain forment un bon réseau commercial. Ajoutons un notaire qui emploie près de dix personnes, un médecin pharmacien, un curé, etc.
Quoi qu’il en soit, l’agriculture, avec une quarantaine de paysans, est encore l’activité clé. Elle s’exprime dans toutes les directions : du fromage de chèvre aux légumes, de la viande (bovins, moutons, poulets) aux céréales en passant par un excellent foie gras au GAEC Crèche.

 

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